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Posted on 25.06.2009 at 00:41
Current Location: Carouge
Humeur actuelle: drunk
Musique actuelle: Land of Freelove & Goodbye
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Oui, je sais. C'est pas ce que je devrais être en train de faire. Mais, comme j'ai trouvé les écrits de whitehound et borolin dans le HPfandom, j'ai trouvé l'ultimate Giles/Ethan fic. Oui, je vous jure. Bon, elle est en anglais, et je devrais (je suis!!) en train de finir le catalogue de mon produit doc, mais... Just check it out! C'est Et oui, c'est la meilleure que j'ai jamais trouvée - et c'est ce que j'aurais dit d'une autre fic jusqu'à présent - mais celle-ci est définitivement hors du commun. Vraiment. Allez-y!

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Celle qui prend...

Posted on 30.11.2008 at 15:20
Current Location: Bureau
Humeur actuelle: sad
Musique actuelle: -----
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...n'est pas toujours celle qu'on croit. Pendant longtemps, même de mon point de vue, c'était moi. J'avais commencé tôt, piquant des pots de confiture dans le placard, puis des sous dans le porte-monnaie de ma Maman. Entre me faire tanner le cuir au tape-tapis ou accuser ma petite soeur, le choix n'était que trop facile. Ça a duré dix-huit mois. Ce qui n'a pas empêché, d'ailleurs, la petite soeur en question de garder haut la main sa place de chouchou attitrée – ce qui m'aidera peut-être un jour à atténuer la culpabilité que j'éprouve encore pour avoir fait cela. Mais c'était vrai. Sur ce coup-là, la voleuse, c'était moi.

Plus tard, à l'adolescence, elle m'a accusée de lui piquer ses amis. Sur le moment... eh bien, je l'ai cru. Ça avait l'air vrai. Les amis qu'elle ramenait m'aimaient bien. Elle a eu peur qu'ils ne finissent par m'aimer plus qu'elle. Je me suis faite toute petite lorsqu'elle les amenait à la maison. 

Plus tard encore, on a commencé à assister à des soirées celtiques. On a tout de suite adoré. Lorsque j'ai voulu aller à un stage de danse folk avec elle, ça a été le drame. Pas sur le moment, non. Mais elle m'a expliqué après coup qu'elle en avait assez. Ses amis, la danse, je lui piquais tout. Elle voulais avoir quelque chose rien qu'à elle.

J'ai accepté. Je ne suis pas retournée aux stages. Je l'ai laissée aller aux bals sans moi. J'ai attendu qu'elle se soit fait sa place pour y retourner, en lui demandant sa permission! Je me suis résignée à être pour toujours, lorsque présente à un bal avec elle, « la fille qui vient des fois avec Delphine, oui tu sais, Delphine, la fille trop douée qui s'habille super bien et qui est tellement belle».

C'est aujourd'hui que je me suis rendue compte que ce n'était pas vrai. Pour une histoire d'acordéon. Un accordéon qui avait appartenu à notre grand-père, et que ma Maman avait sauvé lors d'un déménagement. Celui dont j'étais tombée amoureuse au premier regard. Celui que ma Maman m'avait promis de faire réparer pour que je puisse apprendre à en jouer sur cet instrument.

Pour un bête accordéon que ma soeur a demandé à un de ses amis de faire expertiser, pour qu'elle puisse apprendre à en jouer.

C'est là, après lui avoir demandé de me laisser au moins ça et être partie pleurer ailleurs après qu'elle m'ait expliqué de manière très logique que, bien sûr elle n'allait pas apprendre le violon, que son asthme-dû-à-une-pneumonie-qui-a-failli-la-tuer-quand-elle-était-petite lui interdisait les instruments à vent et que le piano était impossible à emmener en bal et que donc tout ce qui lui restait était l'accordéon, c'est là, donc, que j'ai compris que ce n'était pas moi qui lui piquais tout.

Le piano? Marrant, ça. C'est l'instrument dont j'avais demandé à pouvoir jouer. Mon père m'a laissé essayer le violon-parce-que-comme-ça-tu-entreras-dans-l'rochestre-du-gymnase. Quand à son tour elle a dû choisir un instrument, bizarrement le piano est devenu accessible.

L'elfique? C'est vrai, elle a attendu. Que je m'essouffle un moment dans mes efforts pour l'apprendre avant de publier un dictionnaire sur un site internet, c'est-à-dire.

Le cheval? Ça, j'avoue, elle ne me l'a pas pris. Il faut dire qu'elle y est allergique.

La danse? Bien sûr, elle a fait de la dans classique, et ce n'est pas celle-là qui m'attirait. Mais, ô, soeur incomparable, reviens dans tes souvenirs un instant, et essaye de te rappeler de qui tu te moquais en disant qu'elle sautillait dans sa chambre? Qui t'as traînée à la fête celtique de Peseux pour la première fois? Non, pas moi, bien sûr. Cette personne doit être un pur produit de mon imagination. Ce n'est pas comme si, avec ou sans toi, j'aimais danser depuis que je suis gamine, même sans connaître aucun pas. N'est-ce pas?

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Entre parenthèses

Posted on 19.06.2008 at 19:27
Current Location: Dans Un bureau en désordre
Humeur actuelle: awake
Musique actuelle: Ventilo de n'ordi chéri
Tags:
Cela fait maintenant presqu'une année que mon LJ sommeille. J'ai continué à vivre sans lui, sans éprouver le besoin de mettre mes petites histoires à disposition du monde en général. "J'avais à faire", dirais-je si je voulais me justifier. Mais ce n'est pas cela, pas vraiment. Cela m'arrive, parfois. Une pause plus ou moins longue. De petites ou plus grandes disparitions, dans différents domaines. Une perte soudaine de motivation. Une envie de dormir (j'aime dormir). Un ras-le-bol général. Bref. Je m'éclipse pour revenir plus tard. Car je reviens, n'en doutez pas.

Ai-je changé? Sans doute. Je lis toujours des fics, mais plus les mêmes. Je m'intéresse à de nouvelles choses. Je regarde autour de moi sans me rendre vraiment compte que ce n'est pas avec les mêmes yeux qu'avant. J'ai fait un bout de chemin, une année de maturité professionnelle, de nouvelles rencontres. Et j'ai maintenant un grand défi: de juin à septembre, les plus longues vacances de ma vie à meubler.

Quelqu'un a une idée?

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Trop tard

Posted on 30.05.2007 at 00:01
Current Location: Maison
Humeur actuelle: tired
Musique actuelle: nope
Tags:
- Christine?
- Oui?
- Tu fais trop tard...

Oui, Maman, je "fais" trop tard. C'est vrai. Ces mots semblent définir ma vie. Je me couche trop tard, je me lève trop tard, je m'inquiète trop tard, je me prépare trop tard...

- Il faut vraiment aller te coucher.
- Oui, je sais. Mais je vais pas rater pour ça.
- C'est vraiment idiot, alors maintenant tu arrêtes et tu vas au lit.
- Oui.

Mais pas tout de suite. Non, vraiment, ce n'est pas ça qui va me faire rater mes examens. Je peux te le promettre, Maman, si cela peut te rassurer. Et puis, ne m'avais-tu pas dit que tu regrettais mon absence de posts sur mon LJ? Bien sûr, si je te dis ça, tu va me dire que ce n'est pas le moment, que j'ai d'autres choses à faire, que ça n'a rien à voir avec mon boulot. Et d'abord, je dois me lever à 5h30 demain, est-ce que c'est bien sérieux tout ça?

Non. Peut-être pas. Mais est-ce que vraiment cela va changer quelque chose?

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Sortie d'hibernation

Posted on 15.03.2007 at 15:16
Current Location: La Chaux-de-Fonds
Humeur actuelle: awake
Musique actuelle: radio de Mélanie
Tags:
Le printemps a commencé il y a trois jours. Le 21 mars sera sûrement un très beau jour, mais pour moi, il ne sera pas vraiment significatif. Parce que lundi, j'ai eu du soleil toute la journée. Pas besoin de me lever dans le noir. Pas besoin de regarder où je mettais mes pieds en rentrant. Il faisait jour. Et beau.

Le printemps n'est pas juste une saison, c'est un état d'esprit. C'est émerger de la léthargie hivernale et renaître pour le monde, une fois encore. C'est se rendre compte que la vie a continué là où elle semblait disparue. C'est le moment où l'on fait des projets qui tiendront leur promesses - ou pas, mais quelle importance? 

C'est là que l'on reprend contact avec ce qu'on avait oublié. Que l'on retourne désherber le jardin au lieu de se larver devant la télé. Que l'on remarque enfin que les crocus et les perce-neiges ne nous ont pas attendus pour sortir de terre. Que notre chat a des raisons d'être foufou depuis quelques semaines. Que les oiseaux ont changé de tête, et qu'ils ont l'air très occupés. 

C'est aussi là qu'on se rend compte que les exams ne sont plus si loin. Qu'il ne nous reste plus qu'un mois pour faire ce mémoire - celui qu'on a pas encore commencé, oui, celui-là même. Et on stresse à mort, mais est-ce qu'au fond on s'en soucie vraiment? 

C'est le printemps...

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Restaurant au bord du lac

Posted on 06.12.2006 at 19:02
Current Location: Maison
Humeur actuelle: bouncy
Musique actuelle: Lagaan, BO
Tags:

Parfois, le jour le plus banal peut nous réserver de délicieuses surprises. Alors que j'avais, comme d'habitude, emporté un repas à réchauffer au micro-ondes, une collègue a décidé de nous inviter au restaurant. Et pas n'importe lequel, s'il-vous-plaît. Dans un cinq étoiles, pas moins que ça!

Nous en avions vaguement discuté pendant l'été, mais cela ne s'était jamais fait. Et soudainement, juste après un colloque, voilà que l'idée redevient d'actualité. Pour ses soixante ans, pour la naissance de son petit-fils, pour la Saint-Nicolas, pour Noël… Pour tout plein de bonnes raisons, en fait.

Nous voilà donc parties toutes les six, sous la pluie, en route pour le restaurant au bord du lac, à quelques minutes de la médiathèque. Evidemment, vu le temps qu'il faisait, nous n'avons  pas pu profiter de la terrasse, comme nous l'aurions fait en été. Mais nous étions là, et c'était déjà quelque chose.

Vous vous en doutez peut-être, je ne suis pas une habituée des restaurants de ce genre-là. Les surprises que ce repas me réservait furent donc multiples.

Je crois bien que c'était la première fois qu'on me prenait mon manteau comme cela. Un peu déconcertant, je l'avoue. Comme font-ils pour les reconnaître lorsque l'armoire est pleine? La table ensuite. Joliment décorée, mais… Combien de services y a-t-il au juste? Oh, plusieurs verres, aussi. Et cette petite assiette ici, avec son petit couteau assorti, elle est toute mignonne, mais elle sert à quoi?

Je devais être grandement soulagée par le menu du jour, qui me libéra de mes hésitations. Comme nous ne prenions pas de vin, il ne nous restait qu'un verre. Je découvris rapidement l'usage de la mignonne petite assiette (accueillir un morceau de pain), et les couteaux et fourchettes innombrables furent remplacés par un seul jeu de services (cuillère, fourchette, couteau à poisson), me facilitant grandement la tâche.

Après une bouchée de magret de canard fumé, nous voici devant un potage à la courge agrémenté de noix de Saint-Jacques. J'aime la soupe à la courge, j'aime les noix de Saint-Jacques. Tout va bien. Le plat principal, après quelques miches de pain, minuscules mais variées, et toutes chaudes encore, est délicieux. De la féra aux câpres, et une sorte de purée de pommes de terres recouverte de je ne sais trop quel mélange de tomates et d'herbes aromatiques. Probablement de l'huile d'olive également. Le tout présenté dans une immense assiette, ce qui a pour effet de faire paraître le tout beaucoup plus petit que sa taille réelle.

Le dessert enfin: Une toute petite tarte aux pommes, un peu caramélisée, avec une sauce vanille-cannelle, et un petit morceau de chocolat décorant le sommet d'une noisette de crème. Le tout encore chaud. Je vous le dit, c'était tout simplement délicieux.

Au moment de partir, après nous avoir aidées à remettre nos manteaux, on nous invite à choisir une enveloppe rouge accrochée à une espèce de sapin abstrait en spirale. La plupart ont reçu un bon pour une coupe de champagne ou un verre de vin, qu'elles reviendront peut-être déguster au coin du feu. Pour ma part, je reçois un bon pour un petit déjeuner ici. Je l'utiliserais bien, mais… A dire vrai, je m'y sens plutôt déplacée. Les grands hôtels ne font pas partie de mon environnement naturel. Et je sais déjà qui pourrait l'apprécier mieux que moi...


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La Tchaux : la BJ

Posted on 05.12.2006 at 23:53
Current Location: Maison
Humeur actuelle: tired
Musique actuelle: Mais... mais ma soeur ronfle!
Tags:
En tant qu'apprentis AID, nous n'avons pas que des cours à Lausanne. Nous avons également, plusieurs fois par année, des cours d'introduction. Nous visitons différentes bibliothèques, centres de documentations, et autres archives.

Curieusement, je ne peux me souvenir d'un seul de ces cours où toute notre classe était présente. Je ne sais pas trop pourquoi, il semble que, chaque fois, l'un ou l'autre de mes condisciples décide de ne pas venir, pour des raisons de lui seul connues.

J'avoue que je peux comprendre. Qui se sent submergé de joie à l'idée de faire des heures de trajet (selon l'endroit où il habite) afin d'avoir l'immense chance et l'insigne honneur d'ôter quelques agrafes d'un tas de vieux documents en guise de travaux pratiques d'archives? Moi pas. Mais aujourd'hui, pas d'archives, pas de centre de documentation, pas de bibliothèque universitaire. Aujourd'hui, nous avons visité la Bibliothèque des Jeunes de la Chaux-de-Fonds.

Nous avons eu droit à une visite des lieux, bien sûr, mais aussi à un exposé récapitulatif sur la littérature jeunesse, ma foi fort intéressant, et, surtout...  on nous a raconté des histoires.

Je sais, cela paraît un peu bête quand je le dit comme ça. C'est vrai, les bibliothécaires nous ont lu des livres. Des livres d'images, même. Ce n'est plus de mon âge, c'est pour les gamins, rien d'intéressant là-dedans. C'est ce que vous pensez? Moi pas.

Il faut savoir que j'adore les livres pour enfants. Vraiment, pas juste pour faire mignon. Je les trouve extrêmement riches, tant en présentation qu'en contenu. Les romans pour adolescents font également partie de mes livres de prédilection, mais j'ai une affection irrationnelle pour les livres d'images. Ils ont quelques chose de frais et d'impertinent, de poétique que les autres n'ont pas, ou moins. Tiens, je pense clairement à Ponti en écrivant cela. Vous connaissez Claude Ponti? Les poussins? Pétronille et ses 120 petits? Génial. Juste génial. Et encore meilleur lorsqu'on les partage.

Quand j'étais petite, que l'on me lise une histoire était une activité merveilleuse pour moi, même lorsque je savais déjà lire. Pour le partage que cela sous-entend, peut-être? Je ne sais pas trop. En grandissant, je me suis apperçue que les livres finissaient bien plus vite lorsque je lisais toute seule. Et puis, j'étais grande, je n'avais pas besoin qu'on me lise des histoires. Ma lecture est devenue solitaire, et cela ne me déplaisait pas. Mais ce n'est pas la même chose. J'ai ensuite découvert que j'aimais lire des histoires aux enfants. Lire un livre à un enfant, qu'il le connaisse par coeur ou qu'il l'entende pour la première fois, est très gratifiant. Mais, là encore, si je lis à quelqu'un, je ne retrouve pas exactement ce petit quelque chose qui faisaient des histoires qu'on me racontait des expériences si haletantes.

Mais aujourd'hui, alors que deux bibliothécaires se relayaient pour nous faire découvrir quelques livres de leur sélection, je me suis sentie redevenir juste une petite fille, et j'ai écouté de toutes mes oreilles.

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Poursuivie par le surréalisme

Posted on 05.12.2006 at 23:19
Current Location: Maison
Humeur actuelle: sleepy
Musique actuelle: Ronronne, ô, petit ordi!
Tags:
Nadja, ça s'appelle. De Breton. C'est le livre qu'on étudie en classe. C'est la première oeuvre surréaliste que je lis. Et je peux pas dire que j'adore. De la peinture, des films... du visuel, quoi! Voilà ce qui représente pour moi le surréalisme. Mais un roman? Des cadavres exquis, de l'écriture automatique, des essais... pourquoi pas? Mais un roman?

Néanmoins, c'est depuis que j'ai tenu ce livre entre mes mains, après avoir soigneusement oublié de l'acheter pendant des semaines, que je me suis sentie presque traquée par le surréalisme. Bon, d'accord, j'exagère. N'empêche que ce livre a été pour moi un élément déclencheur, semblerait-il.

Après que ma petite soeur me l'ait déniché aux Puces du livre, le surréalisme a semblé prendre un malin plaisir à venir me saluer au détour d'un chemin. Par deux fois, en regardant un documentaire au hasard, le surréalisme a été mentionné. Une fois concernant Walt Disney, l'autre à propos de Jean Painlevé.

Ce n'est la première fois que des hasards ou coïncidences extraordinaires interviennent dans ma vie. Mais c'est la première fois que cela se produit justement à propos d'un mouvement accordant une importance certaine au hasard.

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Mozart

Posted on 04.12.2006 at 23:52
Current Location: Maison
Humeur actuelle: tired
Musique actuelle: Tic-tac, l'horloge m'informe que je devrais aller me coucher
Tags:
C'est l'année Mozart. Ou, comme nous pourrons le dire bientôt, c'était l'année Mozart.

J'en ai rapidement eu assez, de cette histoire. Pas que je n'aime pas Mozart - bien au contraire! Mais franchement, tout ce cinéma autour de lui? J'adore Mozart. Vraiment. Il a cette manière de faire sembler le morceau le plus invraisemblable extrêment évident. Si joué par un virtuose, bien sûr, je suppose. Par le commun des mortels? Plus difficile. Mais pas nécessairement impossible.

Mozart a cette faculté incroyable de me faire ressentir sa musique, joyeuse ou triste, et de m'offrir une sortie facile pour mes émotions. Lorsque j'ai eu les nouvelles qui m'ont fait commencé ce LJ, j'ai écouté du Mozart. Malgré la promesse que je m'étais faite.

Car l'année Mozart, je lui avais dit non. Non tout court, non très simplement, N-O-N. Trop, c'était trop, on allait déjà nous bassiner toute l'année avec ça, pas besoin d'écouter mes CD toute l'année en plus.

J'avais dit non à Mozart, et il devait me prouver joyeusement que j'avais tort. A quel point le concerto pour clarinette peut-il faire du bien à l'âme lorsque l'on se sent vraiment mal? Je ne saurais le préciser exactement, mais il m'a beaucoup soulagée lorsqu'il le fallait. Comme quoi, on n'est jamais sûr de rien.

De toute manière, il ne m'était pas possible d'échapper à Mozart cette année. Ma Maman joue dans un orchestre. Un ensemble régional. Avec quelques concerts, ici et là. Et bien sûr, cette année... quoi d'autre que du Mozart? Imaginez-vous que j'aurais pu ne pas aller au concert sous prétexte de ne pas vouloir entendre le génie cette année?

Non, bien sûr que non.

J'étais fatiguée. J'ai fait la sieste. Je me suis arrangée pour y être. Je suis montée, une demi-heure à pied, pour aller au concert de ma Maman.

Et vous savez quoi? C'était magnifique.

Vive l'année Mozart.

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Nouveauté

Posted on 04.12.2006 at 23:28
Current Location: Maison
Humeur actuelle: depressed
Musique actuelle: rien, nix, nothing
Tags:
A chaque fois, c'est la même chose. Forum, liste de discussion, chat... Je m'y intéresse un moment, c'est l'attrait de la semaine, et puis ça passe. Rien qu'à voir mon LJ, cela semble évident. Depuis combien de temps n'ai-je plus posté? Un mois bientôt? Le Poney Fringant. Au début, lorsque je m'y suis réinscrite, j'ai posté comme une malade. Puis rien. Ou presque.

Même histoire dans les fandoms. Arsène Lupin, Harry Potter, Charlie et la chocolaterie, Pirates des Caraïbes, Sherlock Holmes... Tour à tour je les (re)découvre et me passionne pour eux. Puis rien. Ou presque.

Ils reviennent tous, périodiquement. Ils m'obsèdent, me bouffent mon temps, me sucent ma vie, puis m'abandonnent pour un temps.

Un jour, je saurai rester suffisamment crochée à quelque chose pour mener un projet à bien. Un jour, je n'abandonnerai pas en chemin. Un jour, je finirai ce que j'ai commencé. Un jour, je ferai tout ce que je me suis promis de faire, un jour.

Mon Dieu, si vous existez, faites que je commence par les choses importantes. Mon CFC, mon permis de conduire, ma reprise de contact avec ma Au-pair Familie.

Si vous existez.

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Où courge?

Posted on 12.11.2006 at 22:04
Current Location: Maison
Humeur actuelle: cold
Musique actuelle: Joe Dassin
Tags:

La courge (citrouille, potiron) est un légume incroyable. On peut en faire des tas de choses. De la soupe, des soufflés, des gâteaux, des gratins...

Elle pousse n'importe où. Vous n'aurez même pas besoin de vous en occuper. Vous pouvez simplement enfouir quelques graines dans le tas de compost au fond de votre jardin, cela leur conviendra parfaitement. A condition qu'il pleuve quelques fois pendant l'année, vous verrez bientôt des vrilles émerger.

A la fin de l'été, de petites sphères orangées se détacheront sur fond de feuilles vertes. Elles atteindront bientôt un volume plus imposant, et vous pourrez les récolter une à une. Si vous faites un potage, vous pouvez creuser l'écorce afin d'en faire une soupière – pas besoin d'attendre Halloween. Si vous pensez posséder des pouvoirs magiques, vous pouvez essayez d'en transformer une en carosse pour sortir le soir - résultat non garanti, mais effet sensationnel si réussite!

Le seul problème que vous risquez de rencontrer, c'est d'en avoir un peu trop. Si vous avez planté beaucoup de graines, vous aurez certainement l'usage d'un cageot et d'un écriteau "Servez-vous!" à l'entrée de votre maison. Un petit conseil : donnez-en avant d'être complètement envahi par les courges! Peuvent être ennuyantes aussi les tentacules rampant dans votre gazon lorsque vous désirez le tondre.

Mais cela en vaut la peine. La courge est aussi bonne salée que sucrées, renferme plein de fibres et de vitamines, mais peu de calories. Puisqu'on vous le dit!

Menu de ce soir : soupe à la courge (avec pomme de terre et tabasco) et gâteau courge-cannelle. Délicieux!


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Maman au cinéma

Posted on 11.11.2006 at 21:46
Current Location: Maison
Humeur actuelle: amused
Musique actuelle: Edith Piaf
Tags:

Il y a maintenant quelques années, la folie autour du Seigneur des Anneaux a commencé. Bien sûr, les passionnés n'avaient pas attendu Peter Jackson pour apprendre la généalogie hobbite, mais c'est à ce moment-là que le grand public a appris l'existence de J.R.R. Tolkien.

Ma soeur et moi, déjà amatrices de médieval fantastique, nous sommes ruées sur les films. J'avais déjà lu les livres, ma soeur pas encore. Dix mois après avoir vu le premier film, elle a dévoré en peu de temps le Seigneur des Anneaux, le Silmarillon, Contes et Légendes Inachevés, Faërie, et a commencé à apprendre l'elfique.

En bref, elle est devenue encore plus accro que moi. C'est donc elle qui a traîné ma Maman au cinéma pour voir les Deux Tours. Il faut dire que, si nous tenons notre amour pour ce genre de littérature de quelqu'un de notre famille, ce n'est certainement pas d'elle. Nous en eûmes la preuve définitive pendant la séance de cinéma.

La bataille du Gouffre de Helm. Des scènes mémorables – un elfe qui surfe sur un bouclier, ça ne se voit pas tous les jours! - des effets grandioses, les hurlements des orcs, les clameurs des chevaliers, les ronflements de ma Maman...

Aucun doute, elle n'a pas croché.


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Fatiguée à Lausanne

Posted on 10.11.2006 at 23:03
Current Location: Maison
Humeur actuelle: tired
Musique actuelle: Queen
Tags:

Il y a des jours, comme ça, où je me dis que je me suis levée pour rien. Aujourd'hui en était presque un. Presque.

Chaque vendredi, je suis des cours à Lausanne. Pour mon apprentissage. Le problème est que, parfois, je ne suis pas franchement motivée. Pas que ce soit entièrement inintéressant, non - mais pas toujours passionnant non plus.

Les cours... eh bien, je n'ai rien contre l'histoire de l'imprimerie. Vraiment. Mais quand je suis mal réveillée, que je n'ai pas beaucoup dormi, et que je me suis rendu compte dans le train que le chat avait uriné sur mon sac... Franchement, je ne lutte pas pour rester éveillée. La copine à côté me fournissant un écran suffisant, je replonge avec délices dans un demi-sommeil peut-être pas vraiment mérité, mais tellement agréable!

Le cours d'anglais est à peu près pareil, à la différence seulement que la prof aura remarqué mon assoupissment. Il est vrai que, la tête posée sur la table avec mes bras comme oreiller, je devais être plutôt visible… juste au premier rang. Heureusement pour moi, je n'ai pas de problèmes dans cette matière, et la prof me demandera gentiment si je me sens bien. Après avoir répondu et avoir caché ma honte dans mon col roulé, il est temps de manger. Nous filons à la Migros la plus proche pour nous mettre quelque chose sous la dent (et au micro-ondes, accessoirement). C’est à ce moment-là que je me rend compte que je suis sérieusement fatiguée. Je deviens vulgaire.

Pour entrer dans la Migros, une porte en tourniquet. Qui, bien entendu, s’arrête lorsque nous sommes à l’intérieur. Pas longtemps, juste assez pour moi de m’exclamer "Oh non !", en pensant "Pas ça encore !". Je me retenais déjà de dire autre chose à la place de cela. Mais quand les deux gamins derrière nous, jeunes yos en devenir, commencent à ricaner en répétant « Oh non ! Oh non ! » comme si c’était les mots les plus hilarants qui soient, je ne me retiens plus. "Je t’emmerde !" Oui, je l’ai vraiment dit. A un gamin de douze ans. Ce n’est pas bien glorieux, mais ça soulage. Et ça a beaucoup fait rire ma famille, ce soir.


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Sommeil

Posted on 09.11.2006 at 22:58
Current Location: Maison
Humeur actuelle: tired
Musique actuelle: Tic-tac... une horloge
Tags:
Je ne sais pas pourquoi, mais je ne réussis jamais à avoir assez de sommeil. Je suis fatiguée, je veux aller me coucher… Et au lieu de cela, je me retrouve devant mon ordi, lisant des fanfictions jusqu’à minuit. Pas très malin, non. J’ai besoin de sommeil. J’en ai envie. Alors pourquoi ne puis-je pas simplement aller me coucher lorsque je sens le moment venu ?

Cela fait un certain temps que je me pose cette question. Je n’ai toujours pas trouvé la réponse. Suis-je dépendante ? Je ne sais pas. Je ne crois pas. Simplement, il semble que ma volonté ne soit pas assez forte. J’ai le choix entre deux choses, qui me font envie toutes les deux. Mon lit, mon ordi. Je sais que choisir mon lit est la *bonne* option. Et pourtant je ne peux pas m’y résoudre. Je reste, zombie lecteur, derrière mon écran, à scruter ces mots qui me deviennent de plus en plus étrangers à mesure que mes paupières s’alourdissent. Et je continue jusqu’à ce que vraiment je n’en puisse plus, obligée de me coucher pour ne pas tomber endormie sur ma chaise.

J’ai essayé. Non, vraiment. Mais il y a toujours une nouvelle histoire, un lien à vérifier, un nouveau chapitre à lire. Petites choses sans importance, qui drainent mon énergie alors que j’en aurais besoin pour tenir debout le matin. Réussirai-je un jour à être raisonnable ? Nul ne le sait.

Je vous laisse... j’ai des fics à lire.

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La Belle et la Bête

Posted on 08.11.2006 at 22:57
Current Location: Maison
Humeur actuelle: sleepy
Musique actuelle: bruits d'horloge
Tags:
J'ai regardé le film ce soir. Pas le dessin animé de Disney, non, le film de Cocteau. Celui avec Jean Marais. Et Josette Day, aussi, mais j'étais plus intéressée par Jean Marais.

J'avais entendu parler de ce film, mais je ne l'avais encore jamais vu. C'est un film de 1945, en noir et blanc. Les effets spéciaux sont tout simplement géniaux. Pas du tout ce qu'on voit maintenant. Beaucoup plus en phase avec la couleur du film, disons. L'effet produit fait très artisanal, "fait main", si on veut. Les effets les plus frappants sont les feuilles qui s'écartent à l'approche de quelqu'un (pas du tout comme si une personne hors champ levait des branches, non, non) et les serviteurs invisibles dont on ne voit que les bras.

Le scénario est très proche du conte. Plus cruel donc que la version Disney. Certains moments pourtant me font considérer la Belle comme une sale hypocrite, une impression que je n'avais jamais eue en lisant cette histoire. "Vous êtes un animal", s'adressant à la Bête. "Je supporte sa présence", en parlant de cette dernière. Très sympathique. On rappellera en passant qu'à la fin du film, elle s'envole (si, si) avec le prince apparu à la place de la Bête. Pas intéressée, hein?

Quelques incohérences dans le scénario également. Pour faire rester leur soeur plus longtemps à la maison (alors qu'elle a juré à la Bête de retourner auprès d'elle), les deux méchantes soeurs se frottent les yeux avec des oignons pour se donner l'apparence du chagrin. La Belle, pas bien maline évidemment, se laisse prendre à leurs larmes. Pourtant, juste avant et après leur petite comédie, on les entend qui parlent de l'affreuse odeur des oignons! La Belle était-elle donc enruhmée?

Le film m'a plu pour son ambiance, pour son côté un peu vieillot, et aussi pour Jean Marais, un des acteurs fétiches de mon enfance (ah, Le Capitan, le premier film que je me souviens avoir vu avec lui...). Les effets spéciaux, le maquillage de la Bête, les costumes... Toute une époque!

J'ai envie de relire le conte, maintenant.

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Anglais et fanfictions

Posted on 07.11.2006 at 22:01
Current Location: Maison
Humeur actuelle: tired
Musique actuelle: silence
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Je comprend relativement bien l'anglais. Pas parlé, mais écrit. C'est arrivé par hasard, sans que je m'en rende vraiment compte. Grâce à Internet. Et à Harry Potter, aussi.

Savez-vous ce qu'est une fanfiction? Le terme est assez transparent, n'est-ce pas? Une fiction écrite par des fans. Plus ou moins légal, mais en général les auteurs n'en font pas tout un plat. Pour moi, je suis une fan de Harry Potter. Enfin, disons que mon enthousiasme a quelque peu diminué depuis ma première découverte des livres, mais j'aime bien. Et tout naturellement, j'ai découvert les fanfictions.

Oh, je connaissais déjà. Francofanfic était alors mon site de référence. Je lisais alors plutôt des histoires sur Stargate SG1 et Buffy, la tueuse de vampires. Mais avec la découverte de FF.net,  puis de Hary Potter, tout a changé. Enfin, pas tout. Mais certaines choses, tout de même.

En premier lieu, j'ai découvert LE site de référence de la fanfiction.Le nombre de langues et de fandoms (domaines) abordés y est phénoménal. Jamais je n'en avais vu autant. On y écrit sur tout : les films, les livres, les séries télé, les jeux vidéos, les comédies musicales... C'est sans doute pour cette raison que la politique du site est assez restrictive sur certains points, n'autorisant pas tous les genres d'écrits à y être publiés.

Ensuite, avec la lecture de mon premier Harry Potter (le troisième, parce que je l'avais justement reçu pour Noël), puis des deux précédents, je me suis tournée vers les fanfictions le concernant. Et là, choc. Des milliers de fanfictions. Juste pour ce fandom précis. Des centaines de milliers, actuellement. Je ne plaisante pas. Au moment où j'écris, le nombre de fanfictions de la catégorie "Harry Potter" de FF.net est de 271945.

Evidemment, la plupart sont en anglais. Et, si certains lecteurs sont billingues, ou du moins assez doués au niveau des langues étrangères pour y avoir accès, tous ne le sont pas. C'est là qu'interviennent les traducteurs. De bonnes âmes qui ont aimé une histoire, et désirent la faire partager à ceux qui ne peuvent pas la lire en version originale. Ils prennent contact avec l'auteur de la fanfiction, lui demandent son accord, et bientôt les lecteurs francophones, germanophones et autres non-anglophones peuvent à leur tour découvrir une histoire originale. La plupart du temps bien écrite, car les traducteurs choisissent leurs traductions. Certaines fanfictions sont ainsi devenues très populaires parmi des lecteurs de langues différentes.

Le rapport à l'anglais est très étroit, non seulement pour les traducteurs, mais aussi pour les lecteurs. Il est souvent difficile de transformer toutes les expressions et tournures de phrases anglophones. Le lecteur s'y habitue rapidement, de même qu'aux noms originaux qui sont parfois conservés. Il arrive même ensuite que certains auteurs de fanfictions parsèment leurs histoires de tournures directement importées de l'anglais, ou conservent eux-même les noms originaux, au lieu d'utiliser ceux de la traduction officielle de l'oeuvre originale.

Mais ce n'est pas cela qui m'a fait apprendre l'anglais. Ce qui m'a en quelque sorte obligée à m'y mettre, c'est le retard des traductions. Même avec un chapitre traduit par semaine, la fanfiction originale sera le plus souvent en avance de bien des chapitres. Et le lecteur veut connaître la suite! C'est ainsi que, balbutiant à peine quelques "hellos" hasardeux, je me risquai dans le monde de la fanfiction anglophone.

Les progrès n'ont peut-être pas été fulgurants, mais je peux à présent sans peine suivre une histoire écrite en anglais. Une bonne partie de mes histoires favorites sont des fanfictions anglaises (ou américaines, australiennes...) qui n'ont pas (encore?) été traduites. Je me surprend parfois à vouloir écrire une phrase, pour me rendre compte que le verbe exact que j'ai en tête n'a pas d'équivalent français, ou que l'équivalent ne donne pas aussi bien qu'en anglais. Quelques expressions me traversent l'esprit lorsque je désire exprimer ma pensée, et je dois faire un effort pour me rappeler le bon terme français.

Mon anglais oral est certes affreux, mais Internet, la fanfiction et Harry Potter m'auront au moins donné la chance d'aprendre l'anglais écrit. And for that, I just wanted to say "thank you".


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Vieille cassette et actualité

Posted on 06.11.2006 at 22:13
Current Location: Maison
Humeur actuelle: shocked
Musique actuelle: bruits d'ordi
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J'ai supprimé des cassettes aujourd'hui. Elles n'étaient pas sorties depuis longtemps, les gens ne les demandaient pas, bref, elles prenaient la poussière dans les rayons. Quelques-unes d'entre elles me paraissant intéressantes, et étant de toute manière promises à une destruction prochaine, j'en sélectionnai une quinzaine que je ramenai chez moi.

Dans le tas, une cassette sur les éléphants de mers, par l'équipe de Cousteau. Ma soeur et moi décidons de la regarder, et, dès le générique, ressentons un certaine émotion à revoir ces images qui nous rappellent notre enfance. A la fin de l'émission, la cassette continue. Nous rions aux vieilles publicités d'Antenne 2, qui nous paraissent aujourd'hui bien désuètes : elles ont seize ans, presque une vie pour nous. Un programme de sport s'annonce, et nous nous préparons à rembobiner la cassette lorsque je m'arrête, le doigt figé sur la télécommande. Le présentateur vient d'annoncer que le programme est écourté, pour un événement exceptionnel : la première interview, depuis la résolution 678 de l'ONU et la proposition du président Bush d'ouvrir le dialogue, de Saddam Hussein.

Seize ans en arrière : crise du Golfe, invasion du Koweit, Bush père... Tous cela m'est familier. Mais j'éprouve un sentiment indéfinissable à entendre ces mots, alors qu'aujourd'hui même les journaux titraient la condamnation à mort du dictateur déchu. J'avance rapidement sur le sport, et, après une deuxième plage de publicités, me retrouve avec les deux journalistes Christine Ockrent et Ivan Levai face à un "président" bien différent de ce que les journaux nous montrent aujourd'hui. L'air sûr de lui dans son costume bien coupé, il se défend d'avoir des otages - des "invités" tout au plus! - et lance ses accusations à tous ceux qui sont contre lui.

Rien de bien changé aujourd'hui. Il ne respecte pas plus Bush fils que père, méprise ses adversaires et refuse de recconnaître ses juges. Seulement voilà, aujourd'hui il n'est plus maître d'un pays, d'un peuple, ni même de son destin. Il est condamné à la mort par pendaison.

Le contraste est frappant entre cet homme arrogant qui daignait accorder une interview à deux journalistes français, et ce condamné à mort jugé coupable de crimes contre l'humanité. J'aurai eu l'étrange impression d'être hors du temps pendant la durée de cette interview, et en ressortirai un peu ébranlée, me demandant comment il se fait que nous ayons sélectionné précisément cette cassette pour la regarder, le jour suivant la condamnation de Saddam Hussein.


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Cher journal - 2

Posted on 05.11.2006 at 21:08
Humeur actuelle: pensive
Musique actuelle: J.-J. Goldman - Elle attend
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Parfois, j'ai l'impression de ne pas exister. Que je vois défiler ma vie devant moi, sans vraiment y prendre part. Que je vis passivement, en somme.

La première fois que j'ai entendu cette chanson, je me suis sentie moins seule. Si quelqu'un pouvait chanter ça, alors c'est que d'autres ressentait la même chose que moi. J'avais l'impression d'avoir fait une découverte essentielle. Et pourtant, de temps à autre, même sans être déprimée, je ressens à nouveau ce sentiment de passivité. Je laisse les choses arriver. Je ne les provoque pas. Je me contente d'être là, sans chercher à être moi.

Je pourrais probablement parler des heures sur ce sujet. Sur la non-existence. Et pourtant, j'ai envie d'exister. Même si c'est parfois un peu dur. Même si parfois je préférerais être quelqu'un d'autre - une Mary-Sue quelconque, qui mène sa vie comme elle l'entend et ne se laisse pas marcher sur les pieds par qui que ce soit.

Je voulais être une elfe. Les elfes ont beaux, grands, sages, puissants. Les elfes sont ce que je ne suis pas. Les elfes sont ce que je voudrais être.

Il a fallu la combinaison de deux choses pour que je réalise que je ne serais jamais une elfe, ou une autre héroïne romanesque. La première était une sorte d'étude sur les femmes dans le Seigneur des Anneaux, qui opposait en particulier, si mes souvenirs sont bons, Arwen et Eowyn. Arwen représentant la femme parfaite, finissant avec l'homme parfait. Et Eowyn étant la femme réelle. Plus proche de moi que toutes les elfes imaginables.

La seconde, en lien avec la première, fut un pendentif que l'on m'a offert. Il portait un symbole du Rohan, me rappelant que si je ne serais jamais Arwen, je pouvais me réaliser en tant qu'Eowyn. En tant que personne réelle. Même si cette impression de passivité refait surface.

Ces deux choses m'ont fait prendre conscience de ma valeur en temps que personne. Bien sûr, tous ces héros de romans seront toujours meilleurs que moi. Et pourtant, je suis meilleure qu'eux.

Car j'existe. Et eux non.

shisha, picture

Tapis dans les tourbières

Posted on 04.11.2006 at 20:44
Current Location: Maison
Humeur actuelle: giggly
Musique actuelle: J.-J. Goldman
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La foire de Morteau se tient le premier mardi de chaque mois, de l'autre côté de la frontière. Ma Maman adore aller y faire un tour. La plupart du temps, elle en profite pour acheter du fromage et un paquet de lessive qu'elle ne trouve pas ici. Depuis peu, elle rammène aussi du cidre, très bon marché dans la plupart des supermarchés français.

La route qu'elle prend n'a qu'un tout petit poste de douane à la frontière. Pas toujours ouvert. C'est là qu'intervient la douane volante. Vous en connaissez sans doute le principe. Les douaniers, au lieu de rester confinés dans leur petit poste de frontière, patrouillent le long des routes afin d'intercepter les petits malins qui essayent de faire passer des marchandises en douce.

C'est ainsi qu'un après-midi, ma Maman vit surgir, après un contour, deux douaniers surgissant de la tourbière où ils étaient  tapis. Leur embuscade ne leur rapporta pas grand-chose, ma Maman n'ayant ce jour-là rien trouvé d'intéressant au marché et ne transportant qu'un paquet de lessive, deux bouteilles de cidre et quelques sachets de purée de pomme de terre à l'ancienne.

A nous, en revanche, cet épisode rapporta un certain nombre de fou rires. Plus particulièrement lors de la foire suivante, lorsque ma Maman passa la douane sans ralentir, la croyant, une fois de plus, fermée. Un douanier surgit de sa petite cabine et entreprit de la sermonner:

- "C'est un poste de douane, ici, Madame! Vous devez vous arrêter!
- Mais, j'ai cru qu'il était fermé, comme d'habitude...
- Je veux pas le savoir! A la douane, vous ralentissez, vous ne continuez pas comme ça!
- Mais enfin, je croyais que vous étiez de nouveau tapi dans les tourbières..."


shisha, picture

Actions

Posted on 03.11.2006 at 21:29
Current Location: Maison
Humeur actuelle: calm
Musique actuelle: Ma Maman résumant "Midnight Express"
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Quand votre supermarché vend trois paquets de raviolis pour le prix de deux, c'est une action. Du moins, c'est comme ça qu'on les appelle en Suisse. Je crois que les Français parlent de promotions. En Belgique, au Québec, je ne sais pas. Mais chez nous, on parle d'actions, même dans le magazine de la Migros ou de la Coop. Ne me demandez pas pourquoi. C'est une expression suisse, apparemment.

En tout cas, c'est très pratique quand vous voulez économiser quelques francs (oui, nous en sommes toujours au franc, en Suisse). La plupart des gens ne s'en vantent pas, bien sûr. Quand vous avez des invités, vous ne leur dites pas que le rôti que vous leur servez était en action à la Migros. Comme lorsque vous achetez une nouvelle veste, vous n'allez pas raconter à tous vos amis que vous l'avez dénichée aux soldes. Vous les laissez croire qu'elle vous a coûté très cher. Cela rehausse votre valeur, votre prestige, votre niveau social.

Chez moi, c'est tout le contraire. On ne manque pas d'argent, mais ma Maman trouve plus valorisant d'avoir fait une bonne affaire en achetant un jeans à dix francs (environ sept euros) que d'en avoir dépensé cinquante de plus pour le même résultat. C'est la même chose concernant la nourriture. Et elle le dit. Haut et fort. Si vous complimentez ma Maman sur le rôti de veau accompagné de choux de Bruxelles qu'elle a cuisiné pour vous, vous pouvez être quasiment certains qu'elle vous répondra fièrement : "Et c'était une action!"

Elle tient probablement cela de ma Mémé, qui elle n'hésitera pas à vous faire admirer sa jaquette pour vous apprendre ensuite qu'elle l'a eue pour cinq francs à la Croix-Rouge. Ma Mémé non plus ne manque pas d'argent. Elle n'est pas obligée d'acheter ses habits à la Croix-Rouge. Mais si il y a une chose qu'elle n'est pas, c'est snob. Après tout, quelle importance que ce ne soit pas la dernière mode? Quelle importance que la jaquette ait déjà été portée?

Quand nous faisons une liste de commissions (de courses, amis français!), nous regardons avant tout dans la liste des actions de la Migros. Ou de la Coop, mais chez moi, c'est plutôt Migros. Pourquoi? D'abord parce que souvent, lorsque ma Maman nous demande ce que nous voulons manger cette semaine ou ce week-end, la réponse usuelle est : "Heu... Chais pas... C'que tu veux." Très utile pour préparer une liste. C'est pourquoi la page des actions de la semaine nous est utile: elle nous donne tout d'abord des idées de repas.

"Tiens, il y a une action de poulet, on fait ça avec une salade et des croquettes de patates?" ou "Oh, t'as vu, ils z'ont de la daube en action, on se ferait ça dimanche?" ou encore "Tiens c'est quoi ça, du strudel au poreau, on pourrait prendre ça pour ce soir!". Des idées, donc. De nouveaux plats aussi. Qu'on n'avait jamais goûté avant, mais, hé, c'est en action, autant en profiter pour essayer!

J'ai, moi aussi, hérité de cette fierté de la "bonne affaire". Je fréquente régulièrement un magasin de deuxième main, où je déniche de chouettes trucs, comme un ordinateur portable à la moitié de son prix original, en parfait état de marche. Ma nouvelle veste, 50% chez H&M, me réjouit d'autant plus que je ne l'ai pas payé cher. Je ne me prive pas de le dire. Si par hasard une connaissance me demande où je l'ai trouvée, je lui apprendrai san hésitation qu'elle était en solde.

Certains peuvent trouver cela ridicule. Quoi, j'oserais me vanter d'avoir dépensé peu d'argent pour m'habiller! Mais enfin, ça ne se fait pas! Navrée de vous contredire, mesdames, mais il me semble, à moi, plus ridicule de dépenser six cent francs pour un manteau chaque hiver, histoire de rester à la pointe de la mode. Avec une somme pareille, je m'habille pour l'année. Et je garde le reste de mon argent pour autre chose.

Encore une fois, même histoire avec la nourriture. Il n'y a pas de raison d'avoir honte d'être économe. Pas rapiat, non. Econome. Je suppose que pour des étudiants, cela tombe sous le sens. On n'a pas beaucoup d'argent, les fins de mois sont traditionnellement composées de pâtes, avec ou sans sauce tomate. On sait bien que l'argent ne tombe pas du ciel, ni ne pousse sur les arbres. C'est apparemment en s'occupant d'un ménage, bourgeois en particulier (bien que la définition actuelle de la bourgeoisie laisse à désirer), que la tendance à mépriser les actions survient.

Amis, j'en appelle à votre sens de la rationalité! Souvenez-vous de votre vie bohème d'étudiant, ou inventez-en une. *chantonne* "Les actions sont nos amies, il faut les aimer aussi..."

Sachez oser une bonne affaire. Je vous promet que la viande a le même goût lorsqu'elle est en action.

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