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Parce que c'est nous

Posted on 31.01.2011 at 01:11
Current Location: home
Humeur actuelle: drunksort of
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Moi, c'est nous. Enfin presque. Ce n'est pas la première fois que je dis ça, hein? Bon, c'est normal. Parce que j'ai souvent l'impression de ne pas être seule. Réincarnation? Esprit? Possession?

Oui, mais non.

Roxy-chan saura de quoi je parle, je suppose, mais c'est "comme si" une autre entité m'habitait parfois. Quelqu'un? Quelque chose de plus vieux, mais de moins humain. Qui connait plus de choses... d'un certain point de vue. Je ne suis pas sûre que la condition humaine soit très claire pour elle (ça?).

Mais ça fait partie de moi. Et ne prend pas le contrôle, malgré mon approbation de certains moments. Ce serait beaucoup plus facile... Mais ce ne serait pas moi. Et c'est bien de moi qu'il s'agit, après tout.

Assurbanipal, ma chère. Heh.

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La nuit des caniches

Posted on 02.01.2011 at 00:50
Current Location: chambre en désordre
Humeur actuelle: amusedamused
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Ma soeur a très, très peur des caniches.

Enfin, presque. Un caniche, ce n'est pas un petit chien au poil frisé, parfois rasé de façon ridicule. Caniche, c'est le mot que j'utiliserai dorénavant pour remplacer un autre. Et vous aussi, si vous connaissez ma soeur. Explication.

Un caniche, c'est un monstre. Il met les bras en avant et avance (en faisant "Ti-dou, ti-dou!", ahem, pardon, inside joke) d'un pas raide.  Traditionnellement, on peut en trouver dans les cimetières. Non, pas les copains à Buffy. Ils ont une préférence pour les filles nommées Barbara, pas de cerveau (ils le mangeraient) et sont normalement assez lent. Enfin, étaient, les incarnations plus récentes ont semble-t-il gagné en vitesse.

Mais depuis que j'ai remplacé un mot par un autre ce soir, ce sont des caniches. Ce qui ammène à l'esprit quelques images pour le moins intéressantes. Après tout, que vous évoquerait un film comme La Nuit des Caniches Vivants, Shaun of the Caniches, 28 Caniches Plus Tard ou encore Resident Caniche*?

Après le fou-rire de ce soir, je crois que ce terme va être pas mal utilisé. Ne serait-ce que pour voir la tête des gens quand nous prendrons un air parfaitement naturel pour déclarer que "Non, mais tu vois, Frankenstein c'est quand même différent d'un caniche."


*(Pour les adeptes du NIFFF, je citerai également Dance of the Caniches, Caniches from Banana Village et Caniche Snow.)

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Posted on 09.12.2009 at 20:16
Humeur actuelle: happyhappy
Tags: ,
Eh oui, je reviens six mois après, et c'est juste pour dire que j'ai trouvé mon ultimate fanfic pour un autre fandom. Cette fois, c'est de Highlander qu'il s'agit. Et, pour la deuxième fois, c'est du slash. Pas du Duncan/Methos, comme la moitié des shippers semblent en être persuadés, mais du Methos/Joe. Yep.

Pourquoi? Bon, déjà, ce sont mes deux personnagess préférés de la série. Et, franchement, vous avez vu comment ils interagissent l'un avec l'autre? Excellent, pas vrai? Franchement, quiconque a vu l'épisode Indiscretions sans tripper sur eux est fait bizarrement. Mais je m'égare.

J'ai commencé à chercher les fics sur l'un ou l'autre. Puis sur l'un et l'autre. Puis sur l'un et l'autre ensemble. Et je suis tombée sur le LJ de [info]genteelrebel et sur sa fic Adam and Joe. Jamais vu mieux. C'est canon au possible, il y a une thèse hyper intéressante sur les Quickenings et en plus... En plus, c'est du pur Methos et Joe love. Je trouvais déjà que Pilgrim était une bonne fic dans son genre (même si la suite me fait déprimer), mais Adam and Joe...

Pour vous dire, c'est tellement génial que j'ai commencé à écrire ma version. En anglais. Oui M'dame. Ma première fic en anglais. Comme je l'ai dit à Genny, je dois être folle. Mais bon. C'est pas ma faute si une histoire aussi géniale m'en a donné envie, si?

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Posted on 25.06.2009 at 00:41
Current Location: Carouge
Humeur actuelle: drunkdrunk
Musique actuelle: Land of Freelove & Goodbye
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Oui, je sais. C'est pas ce que je devrais être en train de faire. Mais, comme j'ai trouvé les écrits de whitehound et borolin dans le HPfandom, j'ai trouvé l'ultimate Giles/Ethan fic. Oui, je vous jure. Bon, elle est en anglais, et je devrais (je suis!!) en train de finir le catalogue de mon produit doc, mais... Just check it out! C'est Et oui, c'est la meilleure que j'ai jamais trouvée - et c'est ce que j'aurais dit d'une autre fic jusqu'à présent - mais celle-ci est définitivement hors du commun. Vraiment. Allez-y!

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Celle qui prend...

Posted on 30.11.2008 at 15:20
Current Location: Bureau
Humeur actuelle: sadsad
Musique actuelle: -----
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...n'est pas toujours celle qu'on croit. Pendant longtemps, même de mon point de vue, c'était moi. J'avais commencé tôt, piquant des pots de confiture dans le placard, puis des sous dans le porte-monnaie de ma Maman. Entre me faire tanner le cuir au tape-tapis ou accuser ma petite soeur, le choix n'était que trop facile. Ça a duré dix-huit mois. Ce qui n'a pas empêché, d'ailleurs, la petite soeur en question de garder haut la main sa place de chouchou attitrée – ce qui m'aidera peut-être un jour à atténuer la culpabilité que j'éprouve encore pour avoir fait cela. Mais c'était vrai. Sur ce coup-là, la voleuse, c'était moi.

Plus tard, à l'adolescence, elle m'a accusée de lui piquer ses amis. Sur le moment... eh bien, je l'ai cru. Ça avait l'air vrai. Les amis qu'elle ramenait m'aimaient bien. Elle a eu peur qu'ils ne finissent par m'aimer plus qu'elle. Je me suis faite toute petite lorsqu'elle les amenait à la maison. 

Plus tard encore, on a commencé à assister à des soirées celtiques. On a tout de suite adoré. Lorsque j'ai voulu aller à un stage de danse folk avec elle, ça a été le drame. Pas sur le moment, non. Mais elle m'a expliqué après coup qu'elle en avait assez. Ses amis, la danse, je lui piquais tout. Elle voulais avoir quelque chose rien qu'à elle.

J'ai accepté. Je ne suis pas retournée aux stages. Je l'ai laissée aller aux bals sans moi. J'ai attendu qu'elle se soit fait sa place pour y retourner, en lui demandant sa permission! Je me suis résignée à être pour toujours, lorsque présente à un bal avec elle, « la fille qui vient des fois avec Delphine, oui tu sais, Delphine, la fille trop douée qui s'habille super bien et qui est tellement belle».

C'est aujourd'hui que je me suis rendue compte que ce n'était pas vrai. Pour une histoire d'acordéon. Un accordéon qui avait appartenu à notre grand-père, et que ma Maman avait sauvé lors d'un déménagement. Celui dont j'étais tombée amoureuse au premier regard. Celui que ma Maman m'avait promis de faire réparer pour que je puisse apprendre à en jouer sur cet instrument.

Pour un bête accordéon que ma soeur a demandé à un de ses amis de faire expertiser, pour qu'elle puisse apprendre à en jouer.

C'est là, après lui avoir demandé de me laisser au moins ça et être partie pleurer ailleurs après qu'elle m'ait expliqué de manière très logique que, bien sûr elle n'allait pas apprendre le violon, que son asthme-dû-à-une-pneumonie-qui-a-failli-la-tuer-quand-elle-était-petite lui interdisait les instruments à vent et que le piano était impossible à emmener en bal et que donc tout ce qui lui restait était l'accordéon, c'est là, donc, que j'ai compris que ce n'était pas moi qui lui piquais tout.

Le piano? Marrant, ça. C'est l'instrument dont j'avais demandé à pouvoir jouer. Mon père m'a laissé essayer le violon-parce-que-comme-ça-tu-entreras-dans-l'rochestre-du-gymnase. Quand à son tour elle a dû choisir un instrument, bizarrement le piano est devenu accessible.

L'elfique? C'est vrai, elle a attendu. Que je m'essouffle un moment dans mes efforts pour l'apprendre avant de publier un dictionnaire sur un site internet, c'est-à-dire.

Le cheval? Ça, j'avoue, elle ne me l'a pas pris. Il faut dire qu'elle y est allergique.

La danse? Bien sûr, elle a fait de la dans classique, et ce n'est pas celle-là qui m'attirait. Mais, ô, soeur incomparable, reviens dans tes souvenirs un instant, et essaye de te rappeler de qui tu te moquais en disant qu'elle sautillait dans sa chambre? Qui t'as traînée à la fête celtique de Peseux pour la première fois? Non, pas moi, bien sûr. Cette personne doit être un pur produit de mon imagination. Ce n'est pas comme si, avec ou sans toi, j'aimais danser depuis que je suis gamine, même sans connaître aucun pas. N'est-ce pas?

hat

Entre parenthèses

Posted on 19.06.2008 at 19:27
Current Location: Dans Un bureau en désordre
Humeur actuelle: awakeawake
Musique actuelle: Ventilo de n'ordi chéri
Tags:
Cela fait maintenant presqu'une année que mon LJ sommeille. J'ai continué à vivre sans lui, sans éprouver le besoin de mettre mes petites histoires à disposition du monde en général. "J'avais à faire", dirais-je si je voulais me justifier. Mais ce n'est pas cela, pas vraiment. Cela m'arrive, parfois. Une pause plus ou moins longue. De petites ou plus grandes disparitions, dans différents domaines. Une perte soudaine de motivation. Une envie de dormir (j'aime dormir). Un ras-le-bol général. Bref. Je m'éclipse pour revenir plus tard. Car je reviens, n'en doutez pas.

Ai-je changé? Sans doute. Je lis toujours des fics, mais plus les mêmes. Je m'intéresse à de nouvelles choses. Je regarde autour de moi sans me rendre vraiment compte que ce n'est pas avec les mêmes yeux qu'avant. J'ai fait un bout de chemin, une année de maturité professionnelle, de nouvelles rencontres. Et j'ai maintenant un grand défi: de juin à septembre, les plus longues vacances de ma vie à meubler.

Quelqu'un a une idée?

hat

Trop tard

Posted on 30.05.2007 at 00:01
Current Location: Maison
Humeur actuelle: tiredtired
Musique actuelle: nope
Tags:
- Christine?
- Oui?
- Tu fais trop tard...

Oui, Maman, je "fais" trop tard. C'est vrai. Ces mots semblent définir ma vie. Je me couche trop tard, je me lève trop tard, je m'inquiète trop tard, je me prépare trop tard...

- Il faut vraiment aller te coucher.
- Oui, je sais. Mais je vais pas rater pour ça.
- C'est vraiment idiot, alors maintenant tu arrêtes et tu vas au lit.
- Oui.

Mais pas tout de suite. Non, vraiment, ce n'est pas ça qui va me faire rater mes examens. Je peux te le promettre, Maman, si cela peut te rassurer. Et puis, ne m'avais-tu pas dit que tu regrettais mon absence de posts sur mon LJ? Bien sûr, si je te dis ça, tu va me dire que ce n'est pas le moment, que j'ai d'autres choses à faire, que ça n'a rien à voir avec mon boulot. Et d'abord, je dois me lever à 5h30 demain, est-ce que c'est bien sérieux tout ça?

Non. Peut-être pas. Mais est-ce que vraiment cela va changer quelque chose?

hat

Sortie d'hibernation

Posted on 15.03.2007 at 15:16
Current Location: La Chaux-de-Fonds
Humeur actuelle: awakeawake
Musique actuelle: radio de Mélanie
Tags:
Le printemps a commencé il y a trois jours. Le 21 mars sera sûrement un très beau jour, mais pour moi, il ne sera pas vraiment significatif. Parce que lundi, j'ai eu du soleil toute la journée. Pas besoin de me lever dans le noir. Pas besoin de regarder où je mettais mes pieds en rentrant. Il faisait jour. Et beau.

Le printemps n'est pas juste une saison, c'est un état d'esprit. C'est émerger de la léthargie hivernale et renaître pour le monde, une fois encore. C'est se rendre compte que la vie a continué là où elle semblait disparue. C'est le moment où l'on fait des projets qui tiendront leur promesses - ou pas, mais quelle importance? 

C'est là que l'on reprend contact avec ce qu'on avait oublié. Que l'on retourne désherber le jardin au lieu de se larver devant la télé. Que l'on remarque enfin que les crocus et les perce-neiges ne nous ont pas attendus pour sortir de terre. Que notre chat a des raisons d'être foufou depuis quelques semaines. Que les oiseaux ont changé de tête, et qu'ils ont l'air très occupés. 

C'est aussi là qu'on se rend compte que les exams ne sont plus si loin. Qu'il ne nous reste plus qu'un mois pour faire ce mémoire - celui qu'on a pas encore commencé, oui, celui-là même. Et on stresse à mort, mais est-ce qu'au fond on s'en soucie vraiment? 

C'est le printemps...

hat

Restaurant au bord du lac

Posted on 06.12.2006 at 19:02
Current Location: Maison
Humeur actuelle: bouncybouncy
Musique actuelle: Lagaan, BO
Tags:

Parfois, le jour le plus banal peut nous réserver de délicieuses surprises. Alors que j'avais, comme d'habitude, emporté un repas à réchauffer au micro-ondes, une collègue a décidé de nous inviter au restaurant. Et pas n'importe lequel, s'il-vous-plaît. Dans un cinq étoiles, pas moins que ça!

Nous en avions vaguement discuté pendant l'été, mais cela ne s'était jamais fait. Et soudainement, juste après un colloque, voilà que l'idée redevient d'actualité. Pour ses soixante ans, pour la naissance de son petit-fils, pour la Saint-Nicolas, pour Noël… Pour tout plein de bonnes raisons, en fait.

Nous voilà donc parties toutes les six, sous la pluie, en route pour le restaurant au bord du lac, à quelques minutes de la médiathèque. Evidemment, vu le temps qu'il faisait, nous n'avons  pas pu profiter de la terrasse, comme nous l'aurions fait en été. Mais nous étions là, et c'était déjà quelque chose.

Vous vous en doutez peut-être, je ne suis pas une habituée des restaurants de ce genre-là. Les surprises que ce repas me réservait furent donc multiples.

Je crois bien que c'était la première fois qu'on me prenait mon manteau comme cela. Un peu déconcertant, je l'avoue. Comme font-ils pour les reconnaître lorsque l'armoire est pleine? La table ensuite. Joliment décorée, mais… Combien de services y a-t-il au juste? Oh, plusieurs verres, aussi. Et cette petite assiette ici, avec son petit couteau assorti, elle est toute mignonne, mais elle sert à quoi?

Je devais être grandement soulagée par le menu du jour, qui me libéra de mes hésitations. Comme nous ne prenions pas de vin, il ne nous restait qu'un verre. Je découvris rapidement l'usage de la mignonne petite assiette (accueillir un morceau de pain), et les couteaux et fourchettes innombrables furent remplacés par un seul jeu de services (cuillère, fourchette, couteau à poisson), me facilitant grandement la tâche.

Après une bouchée de magret de canard fumé, nous voici devant un potage à la courge agrémenté de noix de Saint-Jacques. J'aime la soupe à la courge, j'aime les noix de Saint-Jacques. Tout va bien. Le plat principal, après quelques miches de pain, minuscules mais variées, et toutes chaudes encore, est délicieux. De la féra aux câpres, et une sorte de purée de pommes de terres recouverte de je ne sais trop quel mélange de tomates et d'herbes aromatiques. Probablement de l'huile d'olive également. Le tout présenté dans une immense assiette, ce qui a pour effet de faire paraître le tout beaucoup plus petit que sa taille réelle.

Le dessert enfin: Une toute petite tarte aux pommes, un peu caramélisée, avec une sauce vanille-cannelle, et un petit morceau de chocolat décorant le sommet d'une noisette de crème. Le tout encore chaud. Je vous le dit, c'était tout simplement délicieux.

Au moment de partir, après nous avoir aidées à remettre nos manteaux, on nous invite à choisir une enveloppe rouge accrochée à une espèce de sapin abstrait en spirale. La plupart ont reçu un bon pour une coupe de champagne ou un verre de vin, qu'elles reviendront peut-être déguster au coin du feu. Pour ma part, je reçois un bon pour un petit déjeuner ici. Je l'utiliserais bien, mais… A dire vrai, je m'y sens plutôt déplacée. Les grands hôtels ne font pas partie de mon environnement naturel. Et je sais déjà qui pourrait l'apprécier mieux que moi...


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La Tchaux : la BJ

Posted on 05.12.2006 at 23:53
Current Location: Maison
Humeur actuelle: tiredtired
Musique actuelle: Mais... mais ma soeur ronfle!
Tags:
En tant qu'apprentis AID, nous n'avons pas que des cours à Lausanne. Nous avons également, plusieurs fois par année, des cours d'introduction. Nous visitons différentes bibliothèques, centres de documentations, et autres archives.

Curieusement, je ne peux me souvenir d'un seul de ces cours où toute notre classe était présente. Je ne sais pas trop pourquoi, il semble que, chaque fois, l'un ou l'autre de mes condisciples décide de ne pas venir, pour des raisons de lui seul connues.

J'avoue que je peux comprendre. Qui se sent submergé de joie à l'idée de faire des heures de trajet (selon l'endroit où il habite) afin d'avoir l'immense chance et l'insigne honneur d'ôter quelques agrafes d'un tas de vieux documents en guise de travaux pratiques d'archives? Moi pas. Mais aujourd'hui, pas d'archives, pas de centre de documentation, pas de bibliothèque universitaire. Aujourd'hui, nous avons visité la Bibliothèque des Jeunes de la Chaux-de-Fonds.

Nous avons eu droit à une visite des lieux, bien sûr, mais aussi à un exposé récapitulatif sur la littérature jeunesse, ma foi fort intéressant, et, surtout...  on nous a raconté des histoires.

Je sais, cela paraît un peu bête quand je le dit comme ça. C'est vrai, les bibliothécaires nous ont lu des livres. Des livres d'images, même. Ce n'est plus de mon âge, c'est pour les gamins, rien d'intéressant là-dedans. C'est ce que vous pensez? Moi pas.

Il faut savoir que j'adore les livres pour enfants. Vraiment, pas juste pour faire mignon. Je les trouve extrêmement riches, tant en présentation qu'en contenu. Les romans pour adolescents font également partie de mes livres de prédilection, mais j'ai une affection irrationnelle pour les livres d'images. Ils ont quelques chose de frais et d'impertinent, de poétique que les autres n'ont pas, ou moins. Tiens, je pense clairement à Ponti en écrivant cela. Vous connaissez Claude Ponti? Les poussins? Pétronille et ses 120 petits? Génial. Juste génial. Et encore meilleur lorsqu'on les partage.

Quand j'étais petite, que l'on me lise une histoire était une activité merveilleuse pour moi, même lorsque je savais déjà lire. Pour le partage que cela sous-entend, peut-être? Je ne sais pas trop. En grandissant, je me suis apperçue que les livres finissaient bien plus vite lorsque je lisais toute seule. Et puis, j'étais grande, je n'avais pas besoin qu'on me lise des histoires. Ma lecture est devenue solitaire, et cela ne me déplaisait pas. Mais ce n'est pas la même chose. J'ai ensuite découvert que j'aimais lire des histoires aux enfants. Lire un livre à un enfant, qu'il le connaisse par coeur ou qu'il l'entende pour la première fois, est très gratifiant. Mais, là encore, si je lis à quelqu'un, je ne retrouve pas exactement ce petit quelque chose qui faisaient des histoires qu'on me racontait des expériences si haletantes.

Mais aujourd'hui, alors que deux bibliothécaires se relayaient pour nous faire découvrir quelques livres de leur sélection, je me suis sentie redevenir juste une petite fille, et j'ai écouté de toutes mes oreilles.

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